Dans cet extrait de la lettre circulaire aux Sœurs de 1842, accompagnant la première approbation ecclésiastique, le Père Jean-Baptiste Debrabant les exhorte à « s'entraider et se soutenir mutuellement dans une véritable charité ».
« Ne vous contentez pas de paraître régulières et vertueuses dans toute votre conduite; c'est dans votre intérieur que Dieu examine si vous êtes véritablement humbles et soumises et si vous avez la charité.
Efforcez-vous donc de devenir de plus en plus intérieures; aimez la retraite, l'oraison, l'examen de votre conscience; pratiquez la simplicité, l'abnégation; étudiez constamment vos saintes règles et observez-en fidèlement tous les points: lisez et relisez sans cesse, étudiez et méditez continuellement les premiers chapitres des règles communes qui vous retracent les vertus dominantes de votre Institut.
Oh belle simplicité ! Oh ! Aimable charité, vertu céleste; sainte obéissance, esprit de retraite, gravez-vous profondément dans le cœur de toutes mes chères filles de la Sainte-Union, afin qu'elles soient agréables à Jésus et Marie en ne faisant toutes ensemble qu'un cœur et qu'une âme, en s'aimant, en s'aidant, en se supportant les unes les autres par une charité sincère !
Oui, mes biens chères filles, aimez-vous sincèrement les unes les autres, portez toutes vos sœurs si bien dans votre cœur que ce soit une grande joie pour vous de recevoir celles qui vous arrivent d'une autre maison de l'Institut, soit pour visite ou passagèrement, soit pour demeurer avec vous.
Qu'on vous voie exprimer alors les sentiments d'une véritable dame de la Sainte-Union, par votre affabilité, votre cordialité et votre joyeux empressement à procurer tout ce qui peut être utile et agréable à une bonne sœur que vous aimez en Jésus et Marie. Que cette union cordiale vous lie tellement dans chaque maison qu'on n'y puisse voir qu'un même cœur, un même esprit et une même volonté, comme dans la sainte famille, à Nazareth.
Aimez-vous donc les unes les autres, mes chères filles, je vous le répèterai mille fois, aimez-vous pour l'amour d'un Dieu qui nous aime d'un amour infini et que nous devons aimer de toutes nos forces : c'est la charité qui fait vivre ici-bas et dans le Paradis ; le manque de charité fait mourir pour le temps et pour l'éternité ».
Extrait de la lettre circulaire sous forme de récit historique sur l'origine, les épreuves et les progrès de la Congrégation de la Sainte Union des Sacrés Cœurs — Adressée par le fondateur à toutes les religieuses, à l'occasion de l'approbation ecclésiastique, le 8 avril 1842.
Aimez-vous donc les unes les autres, mes chères filles, je vous le répèterai mille fois, aimez-vous pour l'amour d'un Dieu qui nous aime d'un amour infini et que nous devons aimer de toutes nos forces : c'est la charité qui fait vivre ici-bas et dans le Paradis ; le manque de charité fait mourir pour le temps et pour l'éternité. Père Debrabant